Livre jardinière Au détour des pages

La wishlist de Noël 2014 biblio orientée

Noël approche. Quelques idées de cadeaux autour du livre pour les bibliothécaires, les documentalistes ou tout simplement pour les amoureux du livre…
Une sorte de wishlist biblio orientée, sympa non ?

♥ Lumineux : Lumio ♥

Lumio by Max Gunawan

Lumio by Max Gunawan

Une création aussi brillante que poétique imaginée par l’architecte et designer Max Gunawan, pas donnée (195 euros), en distribution limitée aux boutiques de certains musées parisiens mais quel bel objet ! Un coût lié à son design et à l’innovation technologique.

Côté design : couverture en noyer ou en érable, épuré et décoratif. Multiples fonctions : lampe de chevet, plafonnier ou applique murale grâce à des aimants intégrés qui lui permettent d’adhérer à une surface métallique.

Côté technologique : des pages blanches lumineuses ultrarésistantes et étanches en fibres de Tyvek, un matériau synthétique fabriqué à partir de polyéthylène qui ressemble à du papier huilé, une autonomie pouvant aller jusqu’à 8 heures, rechargeable sur prise USB, utilisable en intérieur et en extérieur.

Côté poétique : un livre-lampion portable et polyvalent. Voir la vidéo de présentation, tout y est ! Superbe site internet de la marque, à voir aussi, pour le plaisir d’un beau web design.

Lumio by Max Gunawan

Lumio by Max Gunawan

http://www.hellolumio.com/

♥ Lumineux : Bookrest ♥

Peut-être qu’un(e) bibliothécaire n’aimera pas l’idée de poser son livre tranche ouverte…mais si c’est pour faire un joli toit à la maison ? (56,01 euros sur Amazon).

Bookrest by Suck

Bookrest by Suck

http://www.amazon.fr/Suck-SK-BOOKREST1-Lampe-porte-livre/dp/B004BAXTH6

♥ Design : Ceci n’est pas un livre ♥

De Nicole Van Schouwenburg et Irène Klinkenberg, une étagère avec système de fixation invisible pour donner l’illusion d’une bibliothèque en lévitation avec une touche d’humour sur le titre et l’auteur du livre (39 euros). Différents coloris en fonction de votre intérieur.

Etagère Ceci n'est pas un livre

Etagère Ceci n’est pas un livre

http://www.designdecollection.fr/ETAGERE-TROMPE-L-OEIL-p-70-c-5.html

♥ Relié : Lauréline reliure ♥

Sur le site A Little Market : j’ai craqué pour cette boutique de reliure à utiliser (carnets) ou à porter (bijoux). La bague en livre cuir relié (10 euros), les BO en livres reliés (6,50 euros), les carnets (prix variables selon les modèles). Les objets miniatures sont particulièrement réussis et il est possible de les personnaliser en écrivant dedans car ils sont livrés dans de très jolies pochettes cadeaux non fermées.

http://www.alittlemarket.com/boutique/laureline_reliure-36679.html

♥ Recyclé 

Au détour des pages

Non le livre n’est pas un objet sacré, oui il peut être recyclé ! Une nouvelle boutique A Little Market qui a ouvert récemment (en octobre 2014) avec des livres pliés (lampes et objets décoratifs) et des sculptures en fil de papier kraft armé et pages de livres, aériennes et poétiques. Les livres-jardinière donnent tout son sens à l’expression : « faire du désherbage dans sa bibliothèque » !
Le livre-jardinière en photo est arrivé par colis postal avec sa plante et fait déjà sont petit effet dans mon bureau (15 euros la jardinière).

Livre jardinière Au détour des pages

Livre jardinière Au détour des pages

http://www.alittlemarket.com/boutique/au_detour_des_pages-511047.html

Papier, bois et coquillages

Pour adopter un hérisson, un bon début pour une collection de livres objets. Ceux de cette boutique sont d’adorables compagnons. Bébé hérisson (5 euros).

Bébé hérisson Papier Bois et Coquillage

Bébé hérisson Papier Bois et Coquillages

http://www.alittlemarket.com/boutique/papier_bois_et_coquillages-576065.html

♥ Protégé (porte livre) ♥

Parce que les lecteurs de livres papier font de la résistance dans les transports ! Pour protéger un livre emprunté dans les transports ou en vacances (surtout à la plage), pour offrir un livre déjà emballé, pour cacher ses lectures, les avouables comme les inavouables, aux regards indiscrets, juste parce que c’est joli et pratique, nombreux décors pour tous les goûts (15 euros).

Porte livre par La Case de Luce

Porte livre par La Case de Luce

http://www.alittlemarket.com/boutique/salamandre66-69969.html

Journée Juriconnexion du 25/11/2014

Etre veilleur aujourd’hui… par Sandrine Esclangon

Lors de la journée Juriconnexion du mardi 25 novembre 2014 consacrée à la veille juridique, dans la session de l’après-midi, il a beaucoup été question de techniques et d’outils.

Journée Juriconnexion du 25/11/2014

Auditorium de l’EFB, crédit photo S. Esclangon

Les nouveaux outils présentés nous offrent plus d’efficacité, d’automatisation, d’exhaustivité et de sécurité dans la construction de nos veilles juridiques, sans compter les développements à venir qui sont très prometteurs.

La conclusion de Sandrine Esclangon, Documentaliste (Taj) a été particulièrement appréciée car elle replaçait la veille dans un contexte d’humains.
Elle insistait sur l’intelligence des professionnels de l’information à même de contrôler la fiabilité des outils et des sources, d’adapter les techniques et de mettre en place le « radar veille » dès le petit matin, de la revue de presse radio entendue en prenant son petit déjeuner en passant par les endroits informels de la collecte d’information (ascenseur, machine à café, couloirs).

Méthodes, outils, humains, tout concourt à faire de la veille juridique un atout stratégique !

Avec l’autorisation de l’auteur, je reproduis ci-dessous sa conclusion.


Conclusion

A l’écoute de toutes ces interventions, j’en conclus qu’être veilleur aujourd’hui n’est pas seulement faire confiance à une machine. Pour toutes les étapes que l’on vient d’évoquer, la surveillance par un professionnel de l’information reste indispensable.

Dès sa mise en place, les échanges avec les usagers pour délimiter le périmètre foisonnent de vocabulaire, mots clés, expressions, documents à exclure, méthodes à envisager. Le documentaliste connait son environnement technologique. Il est formé pour lancer les alertes et jongler avec les outils pour obtenir les résultats pertinents.

Dans le domaine juridique, les sources étant disparates et protéiformes, il ne suffit pas de cliquer 4 fois. C’est un travail d’équipe. Un ou plusieurs documentalistes dans un service travaillent pour plusieurs juristes, eux-mêmes veilleurs à leurs heures.

En continu, il faut rester vigilant et instinctif pour ajouter modifier des termes, chercher des traductions. Par exemple, on n’entendait parler que du crowdfunding il y a encore quelques mois, mais aujourd’hui on ne peut pas exclure l’expression « financement participatif ». Tout comme les stock-options dont la traduction française est longue et source d’erreurs : pluriels, singuliers, mots vides, traits d’union, apostrophe et tutti quanti.

Et ça, c’est mon cerveau qui me l’a dit.

Et puis, Ernst & Young est devenu E&Y. Je l’ai vu en haut de la tour à la Défense alors j’ai mis à jour mon alerte. Au hasard des tweets, je découvre un compte de la cour d’appel de Douai. Chic, enfin des arrêts qui tombent tout cuits ! Mais quelques gazouillis plus tard, mes yeux fixés à l’écran, je constate que j’ai peu d’infos intéressantes. A suivre quand même. L’outil étant pratique, j’évalue rapidement son contenu.

Parallèlement, je continue à surveiller mon sourcing au hasard de posts, pages, « think tank » et directions générales qui naissent au gré des publications au JO.

Un jour que je télécharge un k-bis, je vois que le site Infogreffe met en ligne des informations. Je pose une surveillance de page, mais hélas, je n’ai comme mise à jour qu’un changement de date. Je réfléchis donc à utiliser un « pipe », un filtre qui me permet de pouvoir lire de vraies nouvelles. D’ailleurs, en parlant de vraies nouvelles, combien avons-nous lu d’avant-projets de loi Macron, publiés par diverses entités à plusieurs endroits ?

C’est typiquement le type d’informations dont nous devons sans cesse évaluer la fiabilité.

Quelques jours sans actualités Bofip me paraissent suspects. Le fichier XML pour afficher le flux RSS a changé. C’est l’agent de la DGFIP qui me l’a dit. Donc je mets à jour l’url dans mon agrégateur et je vais tous les jours sur la page du site pour comparer si tout fonctionne bien. S’il n’y avait pas Raynald, je m’en serai rendu compte plus tardivement. Heureusement que j’ai des relations, merci Juriconnexion.

L’autre matin, j’écoutais une revue de presse à la radio qui a inspiré la nôtre, chez Taj le jour même. Un encart dans 20 minutes me rappelle l’ordre du jour du conseil des ministres.

A mémoriser : ne pas louper cette info pour l’expresso.

Devant la machine à café, Julie me demande où on en est du pourvoi en cassation de l’arrêt qu’elle attend. Je n’ai pas de nouvelles, car je n’ai pas moyen de le savoir que d’appeler directement le greffe de la Cour tous les jours.

Plus tard, je croise Christophe dans l’ascenseur qui, en se frottant le menton veut rajouter un nouvel article du code à suivre, car il attend des contentieux sur ce sujet. Il a eu les infos par la bande, le réseau, les bruits de couloir, François qui l’a dit à Paul, ces micros signaux qui déclenchent de nouvelles décisions et nouvelles connexions.

Tous les jours, je dois rester vigilante en attente des annonces, des mises en ligne, des modifications de notre environnement.

J’ai beau avoir un logiciel de veille, je ne peux donc pas totalement lui faire confiance. Il est performant, mais ne détecte pas tous ces petits détails, sauf le jour où, il affiche un dossier de presse mis en ligne quelques heures avant son communiqué qui sera publié sur une autre page, pas forcément liée, ou pas tout de suite.

Enfin, quand j’ai tout rassemblé, compilé, vérifié, agrégé, je prépare mon document à transmettre : électronique, clair, concis et proactif. Et je rêve d’un jour où je pourrais facilement tout envoyer sur une appli pour que l’usager puisse recevoir les informations qu’il a choisi, en réunion, en déplacement, dans le TGV, sans mot de passe, sans code en alphabet cyrillique, ni connexion bizarroïde.

Et pour ça, je continue à m’informer avec mes yeux et mes oreilles.

Encore une fois : merci Juriconnexion.

Sandrine Esclangon, Documentation –  cabinet Taj, sesclangon@taj.fr

Voir aussi, la conclusion d’Emmanuel Barthe, co-président de la Journée Juriconnexion sur son site : Deux visions de la veille dans les structures juridiques.

 

Corinne Dupin. Guide pratique de la veille

Guide pratique de la veille par Corinne Dupin

Corinne Dupin. Guide pratique de la veille

Corinne Dupin. Guide pratique de la veille : diagnostic, collecte, traitement, diffusion, valorisation, outils. Paris : Editions Klog, 2014. 119 p. ISBN 979-10-922272-00-0

 

 

 

 

 

 

Attention, l’auteur le précise dès son introduction, il ne s’agit pas d’un ouvrage technique sur la veille « les tutoriels sont légion sur le web et l’autoformation largement répandue« .
Il s’agit plus d’un guide proposant au veilleur une méthode de travail, des conseils en stratégie de positionnement dans l’organisation qui l’emploie, voire même un peu de psychologie des acteurs.

L’information sur la veille que l’on trouve sur internet consiste la plupart du temps en une information technique sur un nouvel outil à tester ou sur les évolutions d’un outil confirmé ou encore sur un comparatif d’outils et de techniques. A signaler dans ce sens : deux tableaux d’applications de veilles gratuites et payantes avec leurs avantages et leurs inconvénients pages 69 et 70.

Sur internet, l’information de méthodologie de veille existe bien mais elle se résume la plupart du temps aux paragraphes d’introduction de présentations PDF, Powerpoint ou SlidesShares. On y trouve des définitions et de schémas synthétiques concernant notamment les grandes étapes du processus de veille.

L’ouvrage de Corinne Dupin permet de prendre du recul sur la profession de veilleur alors que celui-ci s’inscrit en général dans une course effrénée à l’information.

De nombreux conseils pratiques illustrent les propos de l’auteur. Parmi les tableaux, le tableau 14 page 76 a retenu mon attention. Celui-ci répertorie les interactions possibles avec les clients/usagers. On apprend à agir différent selon que l’usager est geek, fureteur, autonome, partageur ou paresseux.

A ce propos, l’ouvrage de Corinne Dupin remet l’activité de veille dans un contexte collaboratif au sein de l’entreprise avec un pilote et des contributeurs qui participent au processus pas seulement en tant que lecteurs mais aussi en tant que collecteurs d’informations ou analystes. Cette vision collaborative de la veille, bien qu’elle soit très enthousiasmante, doit être plus ou moins facile à appliquer selon l’environnement professionnel. En cabinet d’avocats par exemple, la culture du secret est encore très forte, il pourrait être un peu plus difficile (mais pas impossible) de trouver des relais de veille.

Il est parfois salutaire de se poser pour réfléchir à sa méthodologie et aux évolutions de la fonction veille qui concerne tous les professionnels de l’information. L’ouvrage s’adresse à tous les veilleurs, du public comme du privé, expérimentés ou débutants.
Très intéressante bibliographie de ressources en fin d’ouvrage.

Comme le dit l’auteur :

ce ne sont pas les certitudes qui vont avancer mais les doutes…le veilleur doit assumer d’être un « fauteur de doute » ( !)

Doutons et veillons pour ne pas nous « laisser surprendre et POUR surprendre… . »

A noter : Corinne Dupin interviendra sur les aspects méthodologiques de la veille à la prochaine journée Juriconnexion qui aura lieu le mardi 25 novembre 2014.

Autre chronique de l’ouvrage par Jean-Philippe Accart dans son édito 86, oct.-nov. 2014 : Un nouveau « Guide pratique de la veille »http://www.jpaccart.ch/

Voir aussi le support de l’intervention de Corinne Dupin lors de la Journée annuelle Juriconnexion du 25/11/2014 consacrée à la veille :

Mise en place d’une veille : aspects méthodologiques

L'oiseau de Twitter par @GuelfucciC

Pourquoi utiliser Twitter pour sa veille métier ?

L'oiseau de Twitter par @GuelfucciC

Sculpture oiseau fourchette par @GuelfucciC

Vous l’avez sans doute remarqué, les listes de diffusion professionnelles se vident progressivement de leur contenu, c’est une des raisons pour lesquelles il convient de se tourner vers Twitter pour effectuer sa veille métier.

En voici quelques autres :

Pour obtenir l’information en exclusivité ou pour obtenir une information que l’on ne retrouvera pas forcément ailleurs car il est difficile de suivre soi-même tous les sites. Twitter peut être considéré comme un agrégateur de contenus, qu’il convient néanmoins de relever très régulièrement car la durée de vie de l’information y est très courte.

Pour avoir une seconde chance de lire une information à haute valeur ajoutée.  
Certains blogueurs productifs et influents (re)diffusent via Twitter leurs contenus anciens. Ce sont souvent des articles à forte valeur ajoutée, plus ou moins anciens (en général de six mois à deux ans) mais toujours pertinents. De tels messages sont souvent précédés par la mention [Relire] qui indique que l’on a bien affaire à un contenu déjà diffusé. Ce dispositif est particulièrement intéressant lorsque l’on suit depuis peu une personne, que cette personne publie beaucoup (parfois même sur plusieurs sites) et que l’on a loupé ses « bonnes feuilles ». Pour celui qui twitte de la sorte c’est un moyen d’être dans l’actualité sans effort et en valorisant du contenu vraisemblablement enfoui dans la masse internet; pour celui qui le lit, c’est un moyen de faire une veille métier sur des billets où l’information est toujours bonne à prendre même plusieurs mois après sa diffusion.

Suivre des comptes personnels et identifier les experts :

En tant que medium d’information, Twitter permet d’obtenir du contenu plus rapidement et en provenance de profils plus variés que ceux utilisant les classiques fils RSS (étrangers/français, professionnels/amateurs éclairés, etc.).

Pour veiller et diffuser sa veille ou pour suivre la veille de twittos influents.

Pour échanger avec ses pairs, créer et entretenir un réseau de collègues, pour communiquer avec certains professionnels parfois peu accessibles par ailleurs.

Pour obtenir un conseil, une expertise sur un sujet particulier.

Pour trouver des points de vue étrangers (principalement en anglais), des articles (posts) partagés par leurs auteurs ou des lecteurs.

Pour créer du trafic vers son blog, sorte de teasing (le cas échéant).

Suivre les comptes des éditeurs. Certains sont très proactifs sur Twitter alors que leur communication traditionnelle (papier) et numérique (e-mail, newsletters) est limitée. Une communication en temps réel qui pourrait à terme être utilisée pour prévenir des pannes ou éventuels dysfonctionnements et interagir avec les utilisateurs.

Suivre des comptes associatifs (par exemple ADBS, Juriconnexion) : notamment pour être informés d’évènements, pour connaître les points clés d’un évènement grâce aux tweet émis depuis l’évènement en question, pour commenter soi-même un évènement (livetweet). Pour être informé des formations.

Pour élargir ses connaissances en s’intéressant à d’autres secteurs d’activité ou à des outils communs aux métiers de l’information et de la communication. Pour flairer les nouvelles tendances et anticiper les évolutions du métier.

Pour trouver des infographies qui y sont souvent commentées d’autant plus qu’elle sont tellement plus parlantes qu’un long discours.


Les limites :

Se limiter dans les abonnements : trop de tweet tue le tweet… Ou alors il faut créer deux comptes pour ne pas mélanger intérêts personnels et suivi professionnel.

Ne pas hésiter à revoir régulièrement sa liste de ses abonnements.

Sachant que j’utilise Twitter pour une veille métier, je suis amenée à supprimer régulièrement les Twittos qui mélangent engouements personnels et compte professionnel. Je n’ai rien contre un message un peu personnel de temps à autre, notamment le week-end car souvent je peux aussi y trouver un intérêt (par exemple pour les messages à caractère culturel). En revanche, je trouve pénible de suivre une personne qui plusieurs fois par jour fera état de ses pauses café, dégustations de vins, de bières, apéros en tous genres et autres étapes gastronomiques. Non pas, que je n’ai pas l’esprit festif, mais ce genre d’engouement n’a pas de place à mon sens dans un compte Twitter à vocation professionnelle (sauf sur un compte de critique gastronomique ou d’œnologue). Je conseillerais plutôt à la personne d’ouvrir un autre compte Twitter ou de diffuser ce type de contenu à ses amis sur Facebook. Avis personnel qui n’engage que moi.

Pour une autre raison, j’ai été aussi amenée à supprimer des Twittos qui utilisent un logiciel de diffusion automatique de leur contenu et qui vous abreuvent plusieurs fois par jour de messages relatifs à du contenu plus ou moins ancien vous donnant la fausse impression qu’ils sont très productifs alors que vous avez affaire à 10-15 articles qui tournent en boucle. Autant je trouve la pratique de rediffusion de contenu ancien utile [fonction Relire évoquée ci-dessus] si elle est utilisée avec modération, autant l’automatisation de diffusion de contenu, façon matraquage du même article tous les deux jours, est particulièrement pénible. Tout est question de dosage.

Il faut par ailleurs savoir gérer son temps disponible. Suivre plusieurs comptes Twitter demande du temps (mais peut se faire sur dispositif mobile pendant les transports par exemple). Analyser quelques messages en détail demande aussi du temps. Interagir et publier sa veille peut être considéré comme une activité en soi, d’ailleurs certains twittos particulièrement actifs sont parfois consultants ou formateurs à titre principal, ou dorment très peu, ou les deux !

De façon plus générale, la veille effectuée grâce à Twitter doit être intégrée dans sa veille métier tout en conservant ses autres canaux d’information (presse professionnelle, ouvrages professionnels), e-mail, newsletters, fils RSS, recherches sur internet et surtout présence physique lors des manifestations avec un échange verbal entre participants qui ne sera pas limité à 140 signes !


Bref retour d’expérience de ma veille métier sur Twitter :

A la création de votre compte Twitter, méfiez-vous des propositions automatiques d’abonnements. Les miennes concernaient uniquement la communauté corse, on se demande bien pourquoi !

Pour sélectionner des abonnements, il suffira de consulter les abonnements d’un Twittos déjà inscrit au profil similaire. Une fois le profil lancé, Twitter vous suggère aussi des abonnements. N’oubliez pas de limiter vos sources en les évaluant régulièrement, sachez les diversifier plutôt que les additionner.

Sur ce point, on peut se reporter à un extrait du livre de Corinne Dupin Guide pratique de la veille, Klog éditions, 2014 :

Comme leur territoire est très vaste, le défi consiste à y dénicher les contributeurs susceptibles de faire pour soi office de filtres pertinents et de capteurs d’attention. En recommandant les publications qu’ils considèrent clefs dans l’actualité disponible, ils aiguillent leurs contacts vers des lectures ciblées. La délégation du choix de lecture peut avoir ses vertus : gain de temps, indentification de nouvelles sources, découverte de points de vue inédits, ouverture du champ d’investigation…

Ce rôle d’aiguilleur peut évidemment parfaitement être endossé par le professionnel de l’information. Sa tâche consiste ainsi à la fois à identifier ses « tiers de confiance » (de l’art de bien s’entourer !) et à faire lui-même office de « recommandeur » après avoir gagné ses galons de « garant de l’information pertinente ». (p. 65)

Je consulte mon fil d’actualités plusieurs fois par jour.
Je scanne les titres rapidement, je lis parfois une actualité en ligne sur dispositif mobile, éventuellement je retweete une information (assez peu pour l’instant pour éviter les doublons).

Une à plusieurs fois par semaine, je choisis une actualité avec un lien, j’imprime l’article que je lis à tête reposée. Certains de ces articles inspirent ma réflexion et me donnent parfois l’idée d’un article sur ce blog où j’essaye de synthétiser ce que j’ai lu (appropriation de l’information) en ajoutant mon propre point de vue.

J’émets un tweet si j’estime avoir une information originale. Je diffuse les articles de mon blog via Twitter ce qui me permet d’améliorer leur communication.

Je n’oublie pas les autres canaux d’information.

L'oiseau de Twitter par @GuelfucciC

Décoration métal l’oiseau de Twitter par @GuelfucciC

@GuelfucciC, twittos débutante

Avec l’aimable relecture de Pascale Richard, @rascalitsa

 

 

 

Peyré, Yves. La bibliothèque Sainte-Geneviève à travers les siècles

La bibliothèque Sainte-Geneviève à travers les siècles

Peyré, Yves. La bibliothèque Sainte-Geneviève à travers les siècles

 

Peyré, Yves. La bibliothèque Sainte-Geneviève à travers les siècles. – Paris Gallimard, 2011. Collection Découvertes Gallimard (n° 572), Série Histoire. – 128 p. ISBN : 978-2-07-013241-6

 

 

 

Héritière d’un long et prestigieux passé, la bibliothèque Sainte-Geneviève est célèbre pour ses collections patrimoniales et ses publics multiples, dont le vivant lectorat estudiantin. Fondée, comme l’abbaye, au VIe siècle par Clovis, elle devient très tôt une référence intellectuelle. Lors de sa première apogée, du XIIe au XIVe siècle, elle attire les érudits de son temps. À la fin du XVIe siècle, ses collections sont en partie dispersées. La refondation de 1624 la confirme dans son rôle majeur. Connue de toute l’Europe, elle est épargnée par la Révolution. En 1842, la bibliothèque doit quitter ses espaces séculaires pour un nouveau bâtiment. Henri Labrouste lui consacre alors la première architecture spécifiquement dédiée à l’accueil d’une bibliothèque, elle est inaugurée en 1850. Classée aujourd’hui monument historique, Sainte-Geneviève, qui conserve plus de deux millions de documents, est un signe dans la ville et une heureuse singularité dans le tissu des bibliothèques françaises.
Yves Peyré nous entraîne à travers l’histoire et les espaces de cette bibliothèque, résolument novatrice et moderne.

Un livre qui était depuis longtemps dans ma PAL (pile à lire). Je viens de le redécouvrir et le lire avec grand plaisir et je vous le conseille pour plusieurs raisons.
Cette collection Découvertes Gallimard, malgré son petit format est vraiment très agréable à lire : très documentée, l’ouvrage est largement illustré avec une grande qualité de mise en page.

Une grande partie du texte est consacré à l’histoire ancienne de l’abbaye et de sa prestigieuse bibliothèque.
Puis vient la partie que j’ai préféré qui concerne la construction de la nouvelle bibliothèque par Labrouste :

Alors que les bibliothèques médiévales, renaissantes ou classiques, s’inscrivent dans un ensemble (palais ou monastère) ou que, avec la Révolution, elles se logent dans des bâtiments préexistants de réemploi, Labrouste va construire la première architecture spécifiquement dédiée à l’accueil d’une bibliothèque. Il la conçoit comme un tout, un démocratique palais du savoir ouvert à tous dans sa superbe visibilité de monument propre à sa fonction (p. 57).

Cette partie fait écho à l’exposition sur cet architecte qui s’est tenue à la Citée de l’architecture entre fin 2012 et début 2013.

http://www.citechaillot.fr/fr/expositions/expositions_temporaires/24741-labrouste_1801-1875_architecte_la_structure_mise_en_lumiere.html

Voir aussi : Labrouste 1801-1875 architecte, la structure mise en lumière. Connaissance des arts, hors-série n° 559, 2012.

La lecture de ce livre m’a également éclairée sur l’œuvre du photographe Franck Bohbot dont la particularité est de photographier des lieux publics vides de toute présence humaine. Je pensais qu’il s’agissait pour lui de rendre hommage à la parfaite symétrie et à l’architecture de Labrouste (ce qui est sans doute le cas). Après avoir lu l’histoire de l’abbaye Sainte Geneviève et de ses premiers bibliothécaires, la dimension religieuse de la photographie (qui s’impose comme une nef d’église) m’est apparue encore plus frappante.

Un très joli livre à s’offrir ou à offrir pour qui aime l’histoire des bibliothèques et leur architecture.

En savoir +

Peyré, Yves. La bibliothèque Sainte-Geneviève à travers les siècles. Bulletin des bibliothèques de France [en ligne], n° 1, 2012 [consulté le 16 octobre 2014]. Disponible sur le Web : < http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2012-01-0099-05 >. ISSN 1292-8399.